
Philippe Pétain mène une carrière d’officier jusqu’en 1914. L’éclatement de la Première Guerre mondiale (1914 – 1918) le révèle aux Français alors qu’il a 60 ans. Il tire une grande popularité de son commandement au cours la bataille de Verdun (21 février – 18 décembre 1916) et de ses efforts pour ménager la vie et le moral de ses hommes. Après la défaite de mai-juin 1940, la France cherche une figure protectrice. Les parlementaires de gauche et de droite trouvent Pétain. Depuis la guerre, la gloire ne l’a pas quitté. Il devient chef de l’État (les pleins pouvoirs lui sont votés le 10 juillet 1940), et installe à Vichy le gouvernement d’un État autoritaire et réactionnaire.

Pétain veut “régénérer” la France. C’est le début de la Révolution nationale. Cette idéologie réactionnaire est hostile au monde moderne : elle idéalise une société d’agriculteurs et d’artisans et promeut la famille traditionnelle. La Révolution nationale est aussi une idéologie raciste. Le gouvernement de Vichy n’hésitera pas à collaborer avec l’occupant allemand. Le 24 octobre 1940, Pétain rencontre Adolf Hitler (1889 – 1945), le dirigeant de l’Allemagne nazie, à Montoire, dans le Loir-et-Cher. De nombreux élus et fonctionnaires sont destitués. Les Juifs sont persécutés et déportés.
À la Libération, Pétain à l’issue d’un procès à la peine de mort. Le général de Gaulle (1890 – 1970), alors président du gouvernement provisoire de la République française, commue sa peine en emprisonnement à vie. Il meurt dans la prison de l’île d’Yeu en 1951.